samedi 20 octobre 2012

C'est quoi être bipolaire ?

C"est les montagnes russes...en gros et puis sinon je vais copier coller des passages de wiki hein -_-


Épisodes dépressifs[modifier]

Les signes et symptômes de la phase du trouble bipolaire comprennent des sentiments persistants de tristesse, d'anxiété, de culpabilité, de colère, d'isolement ou de désespoir ; des troubles du sommeil et de l'appétit; de la fatigue et des pertes d'intérêts dans les activités ; problèmes de concentration ; solitude, haine envers soi, apathie ou indifférence; dépersonnalisation ; perte d'intérêt dans les activités sexuelles ; timidité ou anxiété; agressivité, souffrance chronique (avec ou sans cause apparente) ; manque de motivation ; et idées suicidaires morbides9. Dans de sévères cas, l'individu peut devenir psychotique. Ces symptômes incluent délires ou, moins communément, hallucinations, souvent déplaisants10. Un épisode dépressif majeur peut persévérer au-delà de six mois s'il reste non-traité

Épisodes maniaques[modifier]

Chez les patients souffrant du trouble bipolaire 1, l’hypomanie est suivie par la manie, c’est-à-dire un état dans lequel l'individu perd le contact avec la réalité. Des délires, comme chez les individus schizophrènes, sont diagnostiqués et peuvent être de différents types (par exemple sur le thème du complot ou sur un thème mystique). En phase de manie, l'individu peut faire des gestes dangereux pour lui et pour les autres comme notamment sauter d’une voiture en marche, frapper quelqu’un (cela a été le cas de la psychiatre Kay Redfield Jamison par exemple12). C'est alors un cas d’urgence psychiatrique. L'individu doit être hospitalisé. Cela se fait souvent en hospitalisation à la demande d’un tiers (HDT).
L’hospitalisation, et l’administration de forts neuroleptiques (exemple : Loxapac) met fin en quelques jours à quelques semaines à la manie. Après un temps intermédiaire, l'individu pourra connaître alors un état dépressif (non systématique et dépendant du type de bipolarité ; cet accès dépressif est parfois même déclenché par un mauvais dosage des neuroleptiques, et ne se produira peut-être pas l’épisode suivant avec un autre médecin et/ou un autre traitement) qui peut durer plusieurs mois.

Épisodes hypomaniaques[modifier]

Lors d’une phase d’hypomanie, les idées s’accélèrent, l'individu ne ressent plus la fatigue ni l’envie de dormir, celui-ci a tendance à être euphorique, à avoir davantage d’idées, fait des projets, parfois très ambitieux voire irréalistes. Ces phases peuvent varier entre plusieurs heures, et quelques jours consécutifs. Dans certains cas, le sujet a peut avoir des pensées mégalomaniaques, et une désinhibition sociale et parfois sexuelle.


Symptômes associés[modifier]

Un des aspects dramatiques de ce trouble mental est que, lors de la phase maniaque, l'individu peut se discréditer gravement sur le plan social et professionnel. Une fois la phase de manie passée, lorsqu'il se rend compte de la manière dont il agit, l'individu est souvent accablé ; cela s'ajoute à son sentiment de dépression.
Cependant, les troubles peuvent se manifester par de graves troubles du jugement, ainsi altéré ; des biais cognitifs (ou artefacts cognitifs) peuvent se faire jour, notamment un sentiment de persécution associé à un sentiment de "toute-puissance".
Dans ces moments, il est important que l'individu atteint de trouble bipolaire ne reste pas seul. Le désespoir peut être intense, le risque de suicide est très fort, l'individu se dévalorise et se juge nul, inutile, éprouve un immense sentiment de honte..


Classification[modifier]

Les classifications officielles du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) et de la Classification internationale des maladies (CIM 10) distinguent trois types de trouble bipolaire6,18 :
  • Trouble bipolaire de type I : caractérisé par un ou plusieurs épisodes maniaques ou mixtes et des épisodes dépressifs d’intensité variable (le diagnostic peut être posé même en l’absence de trouble dépressif). Une cause organique, iatrogénique ou toxique ne permet pas de retenir ce diagnostic.
  • Trouble bipolaire de type II : défini par l’existence d’un ou plusieurs épisodes hypomaniaques et un ou plusieurs épisodes dépressifs majeurs.
  • Cyclothymie : qui débute souvent à l’adolescence, de nombreuses périodes dépressives modérées ou d’hypomanie, de quelques jours à quelques semaines, sont diagnostiquées. Isolé par Kahlbaum, en 1882, le trouble cyclothymique constitue une forme atténuée de trouble bipolaire.
Klerman, en 1981, distingue six catégories de troubles bipolaires : les bipolaires I et II, tels qu’ils sont définis classiquement, les bipolaires III chez lesquels les états maniaques ou hypomaniaques ont été induits par des traitements médicamenteux, les bipolaires IV qui correspondent au trouble cyclothymique, les bipolaires V qui présentent des antécédents familiaux de troubles bipolaires et les bipolaires VI qui se caractérisent par des récurrences maniaques. Vingt ans après, Akiskal et Pinto individualisent huit formes différentes :
  • Trouble bipolaire 1/2 : trouble schizo-bipolaire
  • Trouble bipolaire I : maladie maniaco-dépressive
  • Trouble bipolaire I 1/2 : dépression avec hypomanie prolongée
  • Trouble bipolaire II : dépression associée à des phases hypomaniaques spontanées discrètes
  • Trouble bipolaire II 1/2 : dépression sur fond de tempérament cyclothymique
  • Trouble bipolaire III : dépression avec hypomanie induite par les antidépresseurs ou un autre traitement
  • Trouble bipolaire III 1/2 : oscillations marquées de l’humeur associées à un contexte addictif ou un abus d’alcool
  • Trouble bipolaire IV : dépression sur fond de tempérament hyperthymique
Il est à signaler que certains spécialistes (dont le Pr Sami-Paul Tawil) expriment que les différentes sortes de trouble bipolaires ne forment qu’une seule maladie maniaco-dépressive, d’autant plus que le patient peut « changer » de forme de Trouble Bipolaire.








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